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Qui sommes-nous ?

Biographie :

Né en 1976Robin Soulier dans le quartier de Stalingrad à Paris, Robin Soulier est avant tout un passionné ! Témoin de son temps, il suit le graffiti et ses évolutions depuis son enfance. Ce boulimique de travail est à la fois collectionneur historique et reconnu d’art contemporain urbain, photographe, mais aussi businessman averti et propriétaire de cabinets d’administrations de biens sur Paris. Grâce à son énergie et à sa grande connaissance du sujet, ce dénicheur de talent a su se constituer une importante collection qu’il aime enrichir au grès de ses coups de cœur. Fort de ces 15 dernières années d’acquisition, il a décidé de passer le témoin en faisant profiter de son expérience et en accompagnant les collectionneurs à travers sa structure de conseil, Robin Soulier Consulting.

Pour en savoir +

Présente-toi : Robin Soulier, Conseiller de Collectionneur, 38 ans, Paris.
Qui es-tu ? Je dirais un passionné avant tout !
Parles-nous un peu de toi : J’ai passé mon enfance dans le quartier de Stalingrad, le berceau du graffiti en Europe. Forcément le tag a toujours fait partie de mon environnement et je dis souvent en souriant que j’ai presque appris à lire en regardant les tags qui m’accompagnaient sur le trajet de l’école, je voyais : « des boxer, des muck, des sheek », ou d’autres, et ça me fascinait ! Qui étaient ces gens qui s’octroyaient cette permission, cette liberté de faire ce qu’ils avaient envie ! Ce côté mystérieux, ça m’a tout de suite accroché, le virus m’avait gagné, pas un déplacement sans lire les tags sur mon parcours, pas un trajet en métro, sans avoir les yeux collés à la vitre pour mater les tunnels et depuis j’ai jamais lâché, jamais cessé de me documenter, de m’intéresser et de côtoyer ce milieu !
Tu parlais de te documenter ? Oui, j’ai eu la chance au collège, à l’âge de onze ans d’avoir le livre « Spray Can Art » d’Henry Chalfant entre les mains (1987). Un mec l’avait acheté je crois à « Ticaret » et ça m’a mis une telle baffe, une révélation ! C’était incroyable pour l’époque, il faut se rappeler qu’il n’y avait quasiment rien qui existait sur le sujet, à l’heure où internet était encore dans les cartons, fallait aller la chercher l’info ! Donc ça a été par la suite le livre « Paris tonkar », les magazines « Intox » ou autres fanzines faits par des acharnés qu’on essayait de dénicher pour découvrir d’autres scènes ou d’autres styles venus d’ailleurs.
Tu as toi-même photographié ce milieu ? Oui pas mal de terrains vagues, de friches, les lieux propices pour voir de belles bandes de couleurs ! j’aimais y aller seul pour l’ambiance ou pour suivre des graffeurs et figer l’évolution de la pièce mais surtout après 2000 car l’argentique revenait trop cher par rapport à mes moyens du moment, c’était hors de prix, ou fallait bosser dans le milieu ou dans un labo mais je préférais mettre l’argent que je gagnais à soutenir les artistes ou les premières expositions de graff comme chez « Triiad » ou chez « Willem Speerstra ».
Tu as collectionné très tôt, je crois : Oui la passion toujours, dès que j’ai gagné un peu ma vie, j’ai commencé à acheter aux alentours de 1999-2000, c’était vraiment pas du tout à la mode à l’époque, et l’offre était super restreinte, en plus de ça exposer en galerie était plutôt mal vu dans le milieu, j’étais un peu en mode défricheur mais je ne pouvais pas penser un instant que ce courant allait se cantonner à rester uniquement dans la rue, ça touchait tout le monde tel un message subliminal que tu prends que tu le veuilles ou non ! C’était évident que ça allait prendre du temps d’être accepté, mais que ça allait finir par infiltrer les galeries petit à petit, et qu’un jour les gens ayant grandi avec ça et accédant à des postes de responsabilité finiraient par soutenir et mettre ces artistes en avant.
Tu parles de responsabilité tu es toi-même entrepreneur ? Oui, en parallèle de la société de conseil que j’ai créée, nous bossons dur avec mon associé depuis 15 ans en développant plusieurs cabinets d’administration de biens, ce qui m’as permis de faire évoluer ma collection, mais aussi de rencontrer plein de gens intéressants, de communautés, de milieux, et de lieux différents à travers l’étendue de notre clientèle et surtout de comprendre les logiques d’investissement et de rentabilité propre aux attentes de certains de ces clients. En tant que self-made-man je me suis toujours efforcé de faire sauter les conventions, et d’être une passerelle entre ces deux mondes (Artistes & Business) et de leur donner la chance de se rencontrer car j’avais cette capacité à être comme un poisson dans l’eau dans les deux univers, et surtout une volonté importante de briser des a priori bloquants des deux côtés.
Une phrase de conclusion ? « L’art rend plus beau son quotidien ! » J’inviterais tout simplement les gens à collectionner ! Car c’est créer son propre voyage, son aventure humaine, et c’est souvent la passion d’une vie ! A très vite ! Robin Soulier